Stérilet hormonal Mirena: un véritable problème pour la santé des femmes

Stérilet hormonal Mirena: un véritable problème pour la santé des femmes

Les Françaises dénoncent une omerta sur les effets secondaires Perte de cheveux, crises d’angoisses, vertiges, déprime, plus de libido…: le stérilet hormonal Mirena dénoncé par des milliers de femmes

Le stérilet Mirena est dénoncé pour ses nombreux effets secondaires par des milliers de femmes, tandis que les gynécologues en France nient pour la plupart le problème Un scandale sanitaire prend actuellement de l’ampleur. Le stérilet hormonal Mirena, de Bayer, est dénoncé par des milliers de femmes aux États-Unis, en Espagne et en France.

Celui-ci aurait des effets secondaires parfois très graves, mais que les gynécologues nient en bloc. Le contraceptif incriminé est également commercialisé en Suisse, en Espagne, aux Etats-Unis, avec des milliers de plaintes contre les effets secondaires délétères du stérilet.

En France, des témoignages arrivent par centaines chaque jour sur Internet, alors que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé commence à reconnaître les effets secondaires du contraceptif des laboratoires Bayer.

« J’ai commencé à avoir des vertiges, puis à déprimer (…) Je me sentais très mal, déprimée, j’avais des douleurs dans un sein, j’ai demandé à mon gynécologue si ça pouvait être en lien avec mon Mirena, il m’a dit que non, et que la déprime était purement psychologique (…)

J’avais de grosses migraines, et plus de libido, des crises d’angoisse qui se déclenchaient sans aucune raison explicable, ma gynéco m’a dit que c’était normal à mon âge, qu’il ne fallait pas m’inquiéter… » : ces types de témoignages sont en train de déferler sur Internet depuis quelques mois, et commencent à faire des vagues. Il faut dire que jusque là, personne ou presque n’avait osé venir contester l’innocuité du stérilet hormonal Mirena.

La parole des femmes qui ont — ou ont eu — ce type de dispositif intra utérin hormonal (DIU hormonal) se libère donc aujourd’hui en France, après celle des Espagnoles, des Allemandes ou des Américaines. Le produit phare contraceptif des laboratoires Bayer, commercialisé depuis une quinzaine d’années, est désormais mis en cause par des milliers de femmes pour ses effets secondaires délétères, des femmes qui n’avaient pas — jusque là — réussi à faire le lien entre ce stérilet hormonal qui stoppe souvent les menstruations et les différentes affections qu’elles subissaient. Il faut dire qu’en France, le corps médical ne les a visiblement pas beaucoup aidées.

Des effets secondaires connus

Les effets secondaires du stérilet Mirena — selon les milliers de témoignages qui affluent depuis des mois en France — sont inquiétants, et surtout, ont mis des patientes en grande difficulté, privées d’une écoute professionnelle attentive à leurs troubles.

Toutes les femmes sont allées s’informer par Facebook et pas dans un cabinet médical ! Moi, mon médecin gynécologue a complètement nié ce que j’avais, à la limite de me traiter de folle.

Christelle G. créatrice et administratrice du groupe Facebook « Victimes du Stérilet Hormonal MIRENA »

 

Au delà de la dépression, des crises d’angoisse, des vertiges, de douleurs aux seins et des pertes de libido, certaines femmes ont aussi subi des baisses de la vue, des calculs biliaires, des pertes de cheveux, ou de la tachychardie. Marie L., une professionnelle du paramédical et modératrice du groupe Facebook « Victimes du Stérilet Hormonal MIRENA » témoigne de ses propres difficultés : «

Au bout de douze à dix huit mois de port du stérilet, j’ai commencé à avoir des vertiges importants, des crises de panique, et un état d’anxiété quasi permanent, à la limite de l’état dépressif. Le tout s’est accompagné d’une perte de libido significative, et je n’ai pas fait le lien avec le stérilet tout de suite.

J’en ai parlé à une visite de contrôle chez la gynécologue, dix huit mois après l’apparition des symptômes, ça faisait donc trois ans que j’avais le Mirena. Ma gynécologue a complètement nié le phénomène et s’est quasiment moquée de moi« .

Le problème central autour de ces effets secondaires indésirables, n’est pas qu’ils soient cachés, puisque la notice de Bayer indique leur possible apparition (voir encadré en fin d’article) — dans très peu de cas selon l’entreprise — mais que les gynécologues n’informent pas, la plupart du temps, leurs patientes de la possibilité d’apparition de ces effets secondaires, et ne pratiquent aucun contrôle entre 4 et 6 semaines après la pose du DIU hormonal.

Comme les déclarations de pharmaco-vigilance ne sont quasiment jamais faites, forcément la balance bénéfice-risque du Mirena est complètement faussée

Christelle G.

Ce contrôle est pourtant censé vérifier qu’aucun effet indésirable n’est survenu, et que la patiente supporte bien le dispositif contraceptif.

 

Christelle G. dénonce encore cette absence d’information sur les effets indésirables du stérilet Mirena : « Après avoir eu mes problèmes avec ce stérilet, j’ai trouvé des tas de témoignages de femmes sur des forums, et je trouvais ça complètement fou de voir toutes ces femmes qui parlent, qui parlent, avec des médecins qui, eux, ne les écoutent pas, ou refusent de prendre en compte leur problème.

Toutes les femmes affectées par le Merina sont allées s’informer par Facebook et pas dans un cabinet médical ! Moi, mon médecin gynécologue a complètement nié ce que j’avais, à la limite de me traiter de folle.

Mon but c’est qu’au moins les femmes aient la notice quand on leur pose ce dispositif, et qu’elles aient les contrôles qui vont avec. Il n’y a pas d’information de la part des gynécologues sur les effets secondaires du Mirena, ma gynécologue m’a toujours dit que c’était la révolution, que c’était un dispositif super et parfait, qu’elle même l’avait porté et qu’elle n’avait jamais eu de problèmes, etc… »

Déni des professionnel(le)s L’omerta des gynécologues

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